Historique

Savoir d’où nous venons permet souvent de mieux comprendre qui nous sommes et où nous allons. En lisant ce bref historique, levez bien haut votre chapeau pour saluer ces francophones qui, depuis 1982 et même avant, ont défendu, à Iqaluit, notre langue et notre culture.

 

1982

C’est en 1982 que les parents francophones d’Iqaluit entreprennent de réclamer l’enseignement du français auprès du ministère de l’Éducation des Territoires du Nord-Ouest. À cette époque, l’école Nakasuk accueillait environ 23 élèves de langue maternelle française.

1984-1985

Dennis Patterson, député d’Iqaluit et ministre de l’Éducation, dépose à l’Assemblée législative de Yellowknife une pétition des parents francophones d’Iqaluit. En février de cette année, on accorde une demi-heure par jour d’enseignement du français.

1992-1993

On obtient que le français langue maternelle soit enseigné à mi-temps à l’école Nakasuk.

1993-1994

La Commission scolaire de division de Baffin et le ministère de l’Éducation des Territoires du Nord-Ouest acceptent d’instaurer un programme de français langue maternelle de la première à la sixième année.

1994-1995

Le programme s’étend désormais de la maternelle à la septième année.

1997

Le 16 novembre 1997, lors de leur assemblée générale respective, compte tenu de l’arrivée prochaine du Nunavut, et par souci d’efficience, le Comité de parents francophones d’Iqaluit et l’Association francophone d’Iqaluit sont dissouts. Ils donneront naissance à l’Association des francophones du Nunavut (AFN). Cette nouvelle association deviendra donc aussi porte-parole des parents ayants droit.

1999

Dans le cadre de l’assemblée générale annuelle de l’AFN, le ministre de l’Éducation du Nunavut, James Arvaluk, signe un protocole d’entente visant la construction d’une école de français langue première à Iqaluit. La construction doit débuter à l’été 2000.

2000

Attribution du contrat de construction de l’école; des problèmes liés aux fondations forceront le report des travaux au printemps suivant.

2001

La construction est enfin achevée en novembre. On y emménagera en décembre, tout juste à temps pour Noël! L’école compte quelque 38 élèves. C’est aussi l’année de création du bureau de l’éducation en français au sein du ministère de l’Éducation afin d’appuyer les efforts des ayants droit dans la formation d’une commission scolaire, de promouvoir un enseignement du français langue première et langue seconde de haute qualité, et d’assurer une présence active de la francophonie au sein du gouvernement du Nunavut.

 

Le 11 décembre, l’école des Trois-Soleils ouvre officiellement ses portes aux élèves.

2002

À la suite d’un concours organisé au sein de la communauté francophone, le nouvel édifice portera le nom d’école des Trois-Soleils en référence au phénomène de parélie que l’on peut observer l’hiver, dans le ciel arctique, et au fait qu’elle œuvre au sein d’une collectivité où se côtoient trois langues et cultures différentes.

 

L’inauguration officielle de l’école a lieu en avril.

2004

Les efforts d’un groupe d’ayants droit du Nunavut sont récompensés par la création de la Commission scolaire francophone du Nunavut (CSFN), dont le mandat principal est la supervision de l’école des Trois-Soleils.

2005

La Commission scolaire francophone présente une demande au ministère de l’Éducation afin d’offrir un programme de maternelle à temps plein dès la rentrée scolaire 2005.

 

Le premier directeur général de la CSFN entre en poste.

2008-2009

L’école accueille sa première classe de 10e année.

2009

Des sondages sont menés en janvier auprès des élèves, du personnel et des parents pour connaitre leur degré de satisfaction à l’égard de l’école.

2009-2010

La CSFN obtient l’autorisation d’implanter, à l’école secondaire Inuksuk, un programme scolaire des Trois-Soleils pour les élèves de la 9e à la 11e année.

2011

Le programme de 12e année s’ajoute à la programmation du secondaire.

2017

L’école des Trois-Soleils célèbre son 15e anniversaire.

2019

L’agrandissement de l’école des Trois-Soleils est approuvé en vertu d’un accord intervenu entre la CSFN et le ministère de l’Éducation.